Analyse préalable des zones d'activité

L'objectif de ces visites effectuées en début d'année 2015 était de produire une première analyse du fonctionnement et des opportunités de chacune des Zones d'Activité, afin de cibler les flux et les entreprises les plus à même de susciter des coopérations ou des synergies;
Réalisées avec les partenaires du projets, elles sont basées sur une visite de chaque zone ainsi qu'une analyse des données activité et nombre de salariés (quand ces données étaient disponibles).

ZAE de Quiella (Le Faou) et Kerangueven (Hanvec)

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Visite réalisée le 19/01/2015 à 9h
Participants : PNR Armorique, Ener’Gence, Communauté de Communes de Landerneau-Daoulas, Communauté de communes de l'Aulne maritime
Description de la zone d’activité
Cette zone assez ancienne présente une assez bonne occupation de l’espace, l'ensemble de la réserve foncière étant attribuée. Cependant des perspectives d'extension, sur la zone entre Quiella et Keranguven, sont à l'étude en vue du projet d'abattoir intercommunal. Cette zone présente aussi une grande mixité puisque l’on a des maisons individuelles à proximité d’industries, mais également un mélange d’entreprises artisanales ou commerciales.
La proximité de la RN 165 rend cette zone très accessible, mais l’accessibilité de la ZAE de Kerangueven est diminuée par la nécessité de traverser la ZAE du Quiella et l’absence de signalétique sur cette ZAE (un seul panneau uniquement en bout de la ZAE du Quiella).
Du côté de la ZAE de Kerangueven, il n’y a aucun foncier disponible.
La zone présente assez peu de structures publiques, en dehors de l’hôtel d’entreprises qui abrite les locaux de la CC de l’Aulne Maritime et d’autres petites structures administratives.

Opportunité et enjeux identifiés
Cette ZAE présente un potentiel intéressant sur les aspects énergétiques, et dans une mesure sans doute un peu moindre sur les co-produits, au moins d’emballage et peut-être de déchets organiques.

ZAE Stang ar Garront, Run ar Puns et Lospars, à Châteaulin

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Visite réalisée le 30/01/2015 à 9h30
PNR Armorique, Communauté de Communes de Châteaulin et du Porzay, Quimper Cornouaille Développement, Chambre de Commerce et d’Industrie de Brest

Description de la zone d’activité

Les zones d’activité sont :
• La zone de Stang ar Garront, la plus ancienne ;
• La zone de Run ar Pons, à proximité immédiate ;
• La zone de Penn ar Roz, en face, actuellement en extension ;
• Et la zone industrielle de Lospars, au nord.
Les zones d'activités économiques de Châteaulin vont fusionner dans le cadre de l'extension sur la partie Sud. Les activités agricoles en place seront maintenues, avec une coexistence de deux types d'entreprise.
La zone de Stang Ar Garront fait l'objet d'une requalification dans le cadre du programme Qualiparc. À ce titre, un architecte accompagne la collectivité et aborde la question de l'énergie, mais de manière succincte.
De son côté, la zone de Pen ar Roz est en extension, avec notamment la création d’un nouveau bâtiment pour la Communauté de Communes.
Sur la zone de Run ar Pons, les locaux de la pépinière d'entreprises abritent actuellement des activités de services. Il y a également des hangars disponibles pour les activités artisanales, du matériel de la Communauté de Communes est actuellement stocké à ce niveau.
Sur les zones anciennes (Run ar Pons et Stang ar Garront), plusieurs entreprises réalisent des extensions où le projettent, ce qui génère des enjeux en termes d'espace disponible. Des bâtiments occupés par des entreprises ayant cessé leur activité ont été repris par d'autres structures voisines qui manquaient de place.
Dans le secteur de Stang Ar Garront, certaines de ces entreprises ont été touchées par la crise de l'agroalimentaire, et sont donc en situation parfois sensible, tandis que d'autres du même domaine ou d’autres secteurs d’activité sont en pleine expansion.
Enfin, dans la continuité se trouve la zone industrielle de Lospars, qui abrite un fast-food, des entreprises de taille moyenne (transporteurs, grossistes), mais surtout le vaste site industriel du groupe Doux. Celui-ci s'étale sur 20 ha et présente sa propre station d'épuration.
Un des enjeux exprimés par les entreprises est l'arrivée de la fibre optique et du débit réseau pour les entreprises d'informatique. Le fibrage est prévu à l'horizon 2016 2018.

Opportunités et enjeux identifiés

Un club d'entreprises existe sur ces zones, il est animé par la CCI de Brest en partenariat avec les communautés de communes.
Créé en 2012, il rassemble une quarantaine d'entreprises. Cependant aucun échange n'a jamais eu comme objet les co-produits où l'énergie.

Le secteur des ZAE de Châteaulin a été identifié dans l’Etude des potentialités de récupération des chaleurs fatales dans les industries de la région Bretagne commandée par l’ADEME. Un puits de chaleur important est en effet repéré pour les besoins en froid : plusieurs entreprises de cette zone produisent des produits alimentaires et consomment donc de l’énergie en quantité pour leurs besoins en froid.
Générateur de flux de graisse, la présence d'un industriel agroalimentaire de premier plan a impulsé des projets de méthanisation, l'un agricole avec valorisation du biogaz par cogénération, un réseau de chaleur étant prévu, et l'autre projet, industriel, ayant pour vocation d'injecter le biogaz dans le réseau, en bénéficiant également des apports de matière organique d’autres entreprises agroalimentaires du secteur. En effet la zone bénéficie de la proximité immédiate du réseau de transport de gaz en haute pression. Cette opportunité peut être aussi examinée par rapport aux enjeux de transport au GNV.
On note sur ces zones un autre enjeu énergétique lié au transport, de nombreuses entreprises étant exportatrices de produits finis et ayant des clients communs (grande distribution). Des opportunités sont donc susceptibles d’être recensées de ce côté.
La question des flux d’eau est aussi majeure sur ces sites, essentiellement du côté des activités agroalimentaires, mais également concernant les activités industrielles de matériel.
Plusieurs entreprises du bâtiment sont de taille suffisamment importante pour que des perspectives communes autour des flux soient envisageables.
Enfin, et de manière plus anecdotique, des opportunités sont sans doute accessibles concernant les besoins liés aux serveurs informatiques des petites entreprises en informatique.
Il y a également un réseau d'électricité en haute tension sur ce secteur ; la question de l’équilibrage du réseau et de la gestion des pics d’appel (selon les périodes de production) se pose donc très probablement.

ZAE de Brennilis

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Visite réalisée le 05/02/2015 à 9h30
PNR Armorique, ALECOB, commune de Brennilis

Description de la zone d’activité

La zone d'activité est restreinte en nombre d'entreprises, mais conséquente en taille et par le poids de l'activité de son entreprise centrale,EDF. La centrale nucléaire en démantèlement, les centrales au fuel fonctionnant ponctuellement (elles n'ont pas été nécessaires en 2014, et cesseront leurs activités en 2025), ainsi que la centrale hydroélectrique mobilise une cinquantaine de salariés dans les bureaux.
La question de nombreux bâtiments désormais désaffectés se pose régulièrement, les derniers cas on fait l'objet de rachat par la commune, mais la réhabilitation implique souvent un coût non négligeable.
Quatre autres entreprises se trouvent sur la zone.

Opportunités et enjeux identifiés
La question de l'eau est un enjeu sur cette zone, en effet l'été il manque parfois d’eau et la commune doit acheter cette ressource à la commune voisine de La Feuillée.
Or les entreprises sont consommatrices de cette ressource et des réflexions pourraient être engagées à ce niveau.
En ce qui concerne les co-produits, il y a assez peu de perspectives sur cette zone, étant donné que l’industriel principal, EDF, génère des déchets à radioactivité faible pour le moment dans le cadre du démantèlement de la centrale nucléaire, et que ces déchets font l’objet d’un traitement ultra spécifique qui ne peut permettre d’envisager des synergies avec d’autres structures.
Les flux de déchets organiques, générés par l'entreprise agro-alimentaire, pourraient éventuellement présenter un intérêt dans le cadre d’une démarche associant les agriculteurs voisins.
L’éclairage pourrait aussi être objet de réflexion.